Maquis de la Montagne Noire

MAQUIS DE LA MONTAGNE NOIRE 

A coté du Corps Franc de la Montagne Noire des"petits maquis" ont existé dans la Montagne Noire
Il nous a paru interressant d'essayer de raconter l'histooire de ces formations 

Nous savons que le maquis est un cadeau que l’occupant fit à la Résistance.
Celle-ci avait pensé, avec les Mouvements, à une armée secrète dont l’aile marchante était formée des Groupes francs,  avec les Communistes à des équipes de saboteurs, mais des opérations de troupes des campagnes ou des montagnes n’entraient dans les plans de personne.Les Mouvements étaient axés sur une activité de propagande et de préparation à une levée à l’heure de la stratégie alliée ; les Communistes n’étaient guère répandus dans les milieux ruraux.Dans ces conditions c’est l’institution du STO qui fut à l’origine sinon des maquis, du moins des maquisards. L’effort de la Résistance unie sur ce point fut d’abord d’enrayer ldépart des requis du STO. Puis d’aider les réfractaires en leur procurant de faux papiers et en leur trouvant des refuges. Puis dans un troisième temps elle se préoccupa d’encadre, d’armer et d’instruire  les maquisards.Le réfractaire n’était un résistant qu’en virtualité. Dans la plupart des cas il ne cherchait qu’à vivre au mieux, de subsister par ses propres moyens. La plupart s’étaient disséminés un peu partout. Mais un vaste mouvement de population se produisit, pour la première fois chacun avait à souffrir de l’occupant. Soumis aux tracasseries policières le réfractaire réagissait par les réflexes de défense du gibier traqué. La Résistance des Mouvements aux Communistes jusque là orientée vers la formation de petites équipes se trouvait devant le gros problème de la prise en charge d’une action armée par de gros effectifs

Pour les Anglo-Saxons, la stratégie mise au point à la Conférence Quadrant en août 1943, la priorité absolue était donnée aux bombardements aériens.Les opérations en France du sud ne prévoient qu’une guérilla ravitaillée par air, si possible dans les Alpes du sud. Le service britannique sert en priorité la résistance yougoslave. Lorsque le débarquement se prépare, une action généralisée de la  Résistance est prévue sur les arrières ennemis, et c’est elle qui provoquera cette mobilisation de juin 44, génératrice de tant de pertes. Mais les moyens nécessaires au développement de cette guérilla ne sont fournis qu’au fur et à mesure de l’avance des troupes débarquées.A Londres, la France Libre et le BCRA  ne prévoient qu’une action limitée dans les zones de montagne, en constituant des maquis « réduit refuge » bases de départ pour des raids dans des zones d’influence délimitées. Se transformant en « noyaux mobilisateurs » au moment du débarquement.Les Communistes répudient les grands maquis Ils agissent selon la méthode dite de « la boule de mercure » les maquisards doivent opérer sans attendre et sans trêve en petits groupes insaisissables, glissant entre les doigts de l’ennemi, décrochant pour se reformer et recommencer.Les Mouvements de résistance ont oscillé entre ces deux conceptions. De toute façon ils étaient sensibles aux souffrances de la population, désireux d’éviter le désordre et l’anarchie, ils voulaient une Libération dans l’ordre et s’effrayaient des risques d’une action prématurée. Mais du moment qu’ils devenaient non des refuges mais des unités de combat, tous les maquis se trouvaient en face des mêmes problèmes.Le premier concerne les implantations Un maquis attaqué, change de place, se reforme ailleurs, les survivants vont vers d’autres maquis.Un maquis doit avoir des liaisons avec le milieu dans lequel il s’est fixé.  Il a besoin auprès des paysans, des forestiers, des bergers d’un minimum de complicitéEnfin le maquis ne peut opérer sans une logistique en France et hors de France Il se transformera en une bande d’irréguliers s’il n’est pas accroché à une organisation nationale c’est du dehors qu’il attend ses moyens d’action et parfois ses cadres.

L’étude d’un maquis est complexe dans la mesure où la fragmentation, la répression, l’afflux des recrues les faisait s’égrener de l’un à l’autre, en prenant des dimensions variables.D’abord qui venait au maquis, et pour quelles raisons ?Comment vivait un maquis ? Nous avons pour la Montagne Noire les comptes du CFMN et celles du maquis FTP. Des fonds importants étaient octroyés à ces formations. Les maquis du Tarn reçoivent 700 F par homme à l’instruction et 350 pour ceux qui sont en demi-instruction. D’Andurain reçoit 500f par mois et par homme de son groupe. Les résistants communistes sont mal payés, pour éviter les aventuriers. Les gaullistes sont rémunérés largement pour acheter un policier ou une voiture.  Un agent touche sa solde d’officier et des frais.Mais en fait tout maquis devait vivre en partie sur le pays et les ressources locales. La présence des chantiers de la Jeunesse dans la Montagne Noire (chantier de Labruguière et chantiers de la marine fut une aubaine pour eux Des incursions dans les chantiers leur apportaient, vivres et vêtements.La question des armements fut l’occasion de conflits entre les maquis. Le CFMN bien armé par parachutages ne voulut pas armer d’autres maquis

S T O  et Réfractaires

En avril 1942 Laval revient au pouvoir. Les Allemands réclament de plus en plus de main d’œuvre. Laval présente alors le projet de la « Relève » échange d’un prisonnier contre 3 ouvriers. Les volontaires sont très rares et on crée donc le STO Service du Travail Obligatoire. Le service obligatoire du travail est très mal vécu par les populations en particulier les agriculteurs qui se sentent trahis quand ils apprennent que leurs fils sont requis. Il y eut plusieurs « vagues » de réquisition de janvier 1943 à juillet 1944.Le pourcentage de partants diminue très rapidement atteignant 90% en novembre 1943.De nombreux jeunes ne partent pas, mais seulement 20 % rejoignent les maquis (Tarn) et 6% (Aude)  les autres se camouflent pour échapper aux recherches.Face à cette situation la »chasse aux réfractaires » s’organise menée par les gendarmes, les renseignements généraux et les GMR ; On décide d’infiltrer les cantines et les dortoirs sans les camps forestier

Premier réfractaire maquisard à Saissac était seul à Landelle où il cultivait des pommes de terre. (Louis Alquier)Raymond Barret d’Arfons se réfugie dans une grange où il va rester 3 mois, il était ravitaillé par Portes qui lui apportait les repas préparés par sa mère.

Gérard Bouladou écrit dans sa thèse « La Montagne Noire est une zone refuge, dès le printemps 1943, des jeunes réfractaires au STO qui ont trouvé aide et protection de la population «  La présence dans la région du groupement de jeunesse No 35 favorisait le ravitaillement des réfractaires.Dès le printemps 1943 des réfractaires se  réfugient dans la Montagne Noire où souvent la population et les garde forestiers les aident, comme lors d’une traque où un garde est soupçonné d’avoir fait signe aux jeunes de partir quand les gendarmes sont arrivés  (Archives Tarn 506 W 106)De jeunes gens vivant en petits groupes inutiles, épars un peu partout ; dans l’Aude et le Tarn « réquisitionnent » les denrées ou les objets les plus divers au nom et pour le compte de Corps Franc de la Montagne Noire, signant de noms de fantaisie des bons qui ne seront pas honorés par la suite. (P 9615 juilletRapport du 25 juin 1943 (Tarn) « on signale la présence de réfractaires Le gros évalué à 400 ou peut être 800 par groupes de 10 à12. Ils se ravitaillent auprès des chantiers de Jeunesse. Les gardes forestiers leur seraient favorables.D’après un rapport de police du 28 juin 1943, les réfractaires seraient disposés par groupes de 10 à 12 dans les forêts autour des Cammazes et dans les anciens chantiers de « Jeunesse de la Marine »  repliés du littoral sur Arfons. Les garde forestiers,  favorables ne disent rien13 juillet 1943 un groupe de réfractaires pille la cuisine d’un chantier.En juillet août 1943 Gendarmes et GMR arrêtent dix réfractaires et conduits au camp de Noé.Fin août un rapport conclut « presque la totalité des réfractaires ont quitté les forêts de Nore, Ramondens et Hautaniboul. Mais le rapport du 15 janvier 1944 du lieutenant de gendarmerie de Mazamet constate « Il existe dans la région d’Arfons, Saint Amans et Lampy des groupes constitués de réfractaires au STO et des jeunes ayant abandonné les chantiers de jeunesse, ils n’ont commis aucun acte de terrorisme. Environ cent unités noyau  AS. C’est une région boisée et la population est favorable à ces individus. Plusieurs personnes sont arrêtées à Arfons et DourgneAu mois de février 1944 les Allemands entreprennent une opération contre les maquis de la région. C’est la Gestapo qui assure la direction des opérations. Avec ses services annexes, équipes de tueurs mercenaires, services spéciaux de toutes sortes, sonderkommandos de toutes origines, sans parler de l’aide sans cesse accrue qu’apporteront les collaborateurs actifs, miliciens en particulier. Ses agents sont installés dans les services Kommandantur, offices du travail, bureaux, services de la « Propagande » Ils recrutent à leur tour une multitude d’informateurs, de mouchards, de délateurs bénévoles  ou appointés.

Plusieurs personnes sont arrêtées à Arfons. Des soldats allemands venus des Cammazes arrêtent trois jeunes des chantiers puis en relâchent un. A Dourgne, le 15 février la femme du maire de Dourgne est tuée. En mars les Allemands démantèlent le maquis de Durfort. Ces redoutables traques faites par des patrouilles sont très redoutées et des habitants sont arrêtés et déportés (Béteille, Tadiotto, Lattes, Jalbaud Ernest) Gastou d’Arfons arrêté, réussit à Montolieu à s’enfuir du camion qui le descendait à Carcassonne (Il avait été arrêté car il avait une chemise bleue !)

A Saissac des réfugiés espagnols sont arrêtés et conduits à Marseille où ils vont travailler pour l’organisation Todt. Des jeunes sont réquisitionnés pour creuser des mines à Montpénéry.  Si la majorité des réfractaires ne va pas entrer dans les maquis une partie tout de même les rejoint.

Création de maquis

Dès le 15 février 1943 est créé le « Service national maquis » SNM son but est« Profiter de l’occasion (STO) d’avoir des éléments jeunes pour les encadrer, les instruire s’en servir comme troupe d’action. Ensuite en faire des soldats ne pas faire des maquis une œuvre de bienfaisance gratuite pour les jeunes oisifs et timorés.Il faut donc encadrer ces jeunes trouver des chefs, un comptable, des secrétaires, des services d’intendance chargés de les nourrir, de les payer.Des services d’armement, d’automobiles, des déserteurs, de la propagande et de la santé. Dans le Tarn chaque maquis forme un peloton et porte un numéro M= service maquis Ta = département du Tarn.Ma Ta i correspond au groupe de saints Amans, Ma Ta 3 est basé aux MartysMaison forestière de la Seyre. Beaucoup de ces maquis vont se regrouper au sein du Corps Franc de la Montagne Noire.

 MAQUIS DE LA MONTAGNE NOIRE

 La Montagne Noire s’étendant sur plusieurs départements va dès 1943 devenir une terre de refuge, de camouflage, de résistance.Autour de Saissac on trouve les maquis de

Maquis Guérilleros espagnols

Montolieu Maquis AS

Maquis de Citou

Maquis de Trassanel

Maquis Antoine Armagnac

Maquis de Durfort

Maquis FTP Arfons (d’Andurain)

Groupe Franc Armagnac FTP

Divers groupes de réfractaires

Signalés dans un rapport de la police du 18 juin 1943 « Les réfractaires seraient dispersés par groupes de 10 à 12 dans les forêts autour des Cammazes et dans les anciens chantiers de Jeunesse de la marine. 15 janvier 1944 les gendarmes de Mazamet « Il existe dans les régions d’Arfons et du Lampy un certain nombre de groupes, ils n’ont commis aucun acte de terrorisme. Environ 100 unités noyau AS.

Le Corps Franc de la Montagne Noire

Le plus important de tous, qui va regrouper plusieurs petits maquis Tarnais Ils vont se regrouper dans les anciens camps des chantiers de Jeunesse a Plo del May, Rietgé, la Galaube dans le Tarn et Co de David

Maquis Guerilleros Espagnols 

Après l'attaque allemnde contre l'URSS (22juin 1941) Le PCE en France décide de créér l'Union Nationale pour la Liberté et l'Indépendance de l'Espagne. On décide d'envoyer les meilleurs cadres en Espage. A Saissac domaine de Saint Pierre on céé une école de formation politico militaire destinée à fournir des militaires pour l'Espagne. Sixto Agudo la dirige 

Guérilleros Espagnols La 5e ou encore dénommée 234e brigade de l’AudeLe 1er bataillon chef Démétrio Soriano avec un effectif de 72 hommes a une zone d’action Carcassonne, Bram, Saissac, le Cabardès et une grande partie du Minervois. Au mois d’août 1943 les maquis de Roullens, Joucou et Sainte Colombe sont l’ossature de la 5e brigade à laquelle sont rattachés le groupe légal de Saissac et le détachement de Carcassonne.

Il y avait un groupe de guerilleros à Majou dans l'Ariège il doit partir et se réfugie à Saissac 

Il y avait à Saissac un centre de formation de « guérilleros » à Saint Pierre logés dans les bois, à l’insu du patron , certains sont partis en Espagne après la Libération. Un réfugié espagnol se cachait dans les rochers du coté de Massillargues, il avait peur d’être renvoyé en Espagne. Il subsistait en dérobant des pommes de terre dans les champs . il resta ainsi près d’un an. Il était parti du camp de Bram Raymond Palau le vit un jour il logeait sous un rocher aménagé Le propriétaire de Massillargues le découvrit et les gendarmes de Saissac vinrent l’arrêter  Des Espagnols font aussi parti du CFMN 

Le Maquis de CITOU

A la fin de juin 1944, le maquis de Citou se trouvait dans une baraque au milieu des chênes verts, en bordure de la route N 620 et à 500m au nord, au lieu dit « Las Doux » au sud de Citou sous le terrain de parachutage dit de l’Esclavalgadou. Une dizaine de jeunes ravitaillés par les gens de Citou s’y trouvaient. Le docteur Jourtau rejoint ce maquis après avoir échappé à la Milice. Au 20 juillet 1944trente maquisards s’installent aux Cayrols, au nord de Lespinassière. Au 1er août repéré il s’installe au camp de l’Esclavalgadou » après un séjour vers Rieusse, à Ribaute. Après l’attaque par les Allemands de Trassanel et le ratissage qu’ils opèrent dans la région, le maquis se disperse dans les villages de la plaine.Le docteur Jourtau s’installe à la ferme de Prat Majou près de Laure et Villeneuve.L’activité principale de ce maquis de fin juin à la retraite de l’armée allemande, a été la réception de parachutages d’armes. Dont un en juillet sous la conduite de René Piquemal sur les terrains « Magnésium » et Maïs » de l’Esclavalgadou.Commandé par Julien Vignon qui sera tué le 22 août 1944 au col de SalettesSur la D 620 aux confins des départements de l’Aude, de l’Hérault et du Tarn. Ce maquis participera aux combats de la Libération et constituera avec les groupes locaux du Minervois, sous l’impulsion de René Piquemal et du commandant Henri Bousquet le noyau actif du Bataillon Minervois 2e bataillon du 81 RI Référence Thèse d’état de Gérard Bouladou professeur d’histoire à Montpellier Témoignage du docteur Maurice Jourtau de Caunes Minervois et de R Piquemal (Alors instituteur à Citou)

Le maquis de  Trassanel

Fourcade connu sous le nom de « Bastia »  sorti de saint Cyr il est affecté aux chantiers de Jeunesse, il déserte et créé le premier maquis de l’Aude à Trassanel en 1943. Lorsque pour des raisons de sécurité ce maquis a du être dissous au début 1944, il s’est rendu dans le Tarn où il devient  l’adjoint du chef départemental des maquis, Il est entré au Corps Franc dès sa fondation.Louis Arnaud chef de secteur des éléments AS du Minervois reçoit des réfractaires au STO. Il forme un groupe qui se déplace. Il se procure des armes en les enlevant à la gendarmerie de Conques, il s’installe dans la grotte de Trassanel puis dans la ferme abandonnée de Montredon au-dessus du hameau de Sériès. Poursuivi par la Milice et la Gestapo il se réfugie à Rias commune de Villeneuve. Repéré à nouveau son chef Agnel est tué. Le maquis de Trassanel rejoint alors celui de Citou.

Le maquis Antoine Armagnac

Il y eut alors un deuxième maquis de Trassanel placé sous le commandement d’Antoine Armagnac, (Arnal) ouvrier à Salsigne. Début 1944 il est décidé de créer un puissant maquis afin de contrôler l’axe Carcassonne Mazamet. Composé à l’origine de mineurs de Salsigne et de jeunes de Conques, il reçoit des hommes venus d’ailleurs, entre autres du CFMN.Il change plusieurs fois de position séjournant à la ferme de l’Arribaud (à Labastide Esparbairenque) Il est armé par des fusils pris à la gendarmerie de Conques puis il récupère des armes parachutées Ce maquis déploie une grande activité, destruction de câbles à haute tension, de pylônes, de voies ferrées, tous effectués la nuit. Il procède à des émissions radio.Journal du CFMN 29 juillet Nous arrivons à Montredon dans le voisinage se trouve à l’Arribaud, le maquis Armagnac, fort d’environ 60 hommes. Les soldats du Corps Franc connaissent bien Armagnac qui n’a rien de commun avec un autre chef Armagnac qui porte le même nom, pour les distinguer on les appelle l’un Armagnac de l’Aude, l’autre Armagnac du Tarn.2 Août Le groupe Fourcade rend visite à Armagnac, et il est convenu qu’en cas d’attaque les deux groupes se prêteront aide et assistance.Ce maquis devait disparaître tragiquement à Trassanel le 8 août 1944.

Le Maquis de DURFORT

Roger Arnaud et son frère Charles sont entrepreneurs de travaux publics. Ils exploitent une carrière à l’entrée du village de Durfort, au débouché de la vallée du Sor, par laquelle on accède aux forêts (Aiguille, Sarmetgé, RamondensLeur père Justin Arnaud est propriétaire de la métairie du Conquet à Saissac.

Charles Arnaud est un transporteur de matériaux, né et résidant à Revel Résistant de la première heure, il a assuré l’accueil des effectifs de l’Armée Secrète de la R3 arrivant de Montpellier, leur transport vers les maquis dont celui de son frère Roger. Il a également fourni à la résistance de précieux renseignements grâce à une homonymie avec le chef milicien de Revel (Arnaud Marcel) il a pu en détournant du courrier connaître les agissements et les activités de la Milice et prévenir de nombreux patriotes.

Roger Arnaud entrepreneur de travaux publics, prisonnier évadé Marié père de 5 enfants.

Dès décembre 1943 il cache dans son entreprise de nombreux réfractaires S.T.O. qui  travaillent le jour à la carrière, ils passent la nuit dans les bois ou chez des habitants. Ils participent aux transports des armes qui sont parachutées à la métairie du Conquet à Saissac, propriété des Arnaud, le message de radio Londres les annonçant était « le gardien est à son poste »

Charles Arnaud est arrêté le 3 mars 1944,Un dénonciateur s’intègre dans l’entreprise et les livre aux Allemands.Une cinquantaine de soldats du Service de Sécurité de la Gestapo sous la conduite du capitaine Orthman encerclent le village de Durfort  le 3 mars 1943 sous la conduite d’un jeune albigeois au visage angélique qui les guide.Sous prétexte de se soustraire au STO il est entré en relations avec une organisation de la Résistance qui l’a amené à Durfort. Ils  arrêtent 18réfractaires, 2  réussissent à traverser le Sor.

A Revel Charles Arnaud pris chez lui conduit à l’entrepôt 6 avenue de la Gare, sous la menace de leurs armes ils alignent contre le mur les membres de l’entreprise au fur et à mesure de leur arrivée, ils cherchent en vain un poste émetteur Vers 11 heures le fourgon amenant résistants arrêtés à Durfort arrive Charles est lors joint au convoi.

Roger après avoir été torturé est fusillé à Bordelongue. Durand, Escande et Malignon sont déportés en Allemagne, les autres ouvriers seront relâchés.Charles est déporté en Allemagne ou il meurt le 22 avril 1945, à Flossenbourg lors d’une marche forcée. Le 13 septembre arrivèrent à Revel les corps de les corps de Roger Arnaud et de Béteille Emile fusillé également à Bordelongue 

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                 CHARLES ARNAUD                 ROGER ARNAUD 

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MAQUIS DE MONTOLIEU 

Renseignements recueillis par moi auprès de Mr Lecointre Roland de Montolieu résidant à Saint Denis 

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